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Nos églises

Saint Sauveur

 

 

Histoire

L’église actuelle est bâtie sur les fondations d’une église gothique du XIVème siècle, quasi-entièrement ravagée par le feu en 1896.

La reconstruction en style néo-byzantin rendit l’église à l’exercice du culte en 1902.
Cette fin du XIXème siècle est en effet marquée par l’éclectisme des styles, nourri des découvertes archéologiques du moment et empruntant aux vocabulaires des ordres anciens ; l’architecte Louis Delemer s’inspire ici ouvertement de l’église Notre-Dame d’Auteuil (1876), prototype de ce genre

Dès l’entrée dans le bâtiment, l’impression dominante est la généreuse luminosité dispensée par les nombreuses baies du dôme couvrant la croisée du transept, atténuant ainsi la massivité naturelle mais bien proportionnée du style.

Lors d’un tour d’église, on examinera particulièrement le mobilier abondant et homogène, exécuté par un artisan d’Hazebrouck, Monsieur Pattein.

Qui est Saint Sauveur ?

Jésus – nom hébreu qui signifie : “Dieu sauve” – fut reconnu comme le Saint de Dieu, le Messie.
Il chassait les démons, il guérissait les malades, il accueillait les pauvres, il parlait en prophète et les chrétiens reconnaissent en lui le Fils de Dieu qui vient guérir et sauver l’humanité de son mal.
Jésus est le Saint-Sauveur et c’est à lui qu’est dédiée l’église qui porte Son Nom.

Pourquoi : Saint Sauveur ?

En cette première moitié du XIIème siècle, des habitants des campagnes viennent s’établir au pied de la 1ère enceinte de Lille.
Pauvres et démunis, ils espèrent y trouver un peu de pain et du travail au service des bourgeois et commerçants habitant la cité.
En 1144, l’érection de la première église apporte le salut spirituel à ce quartier naissant qui cherche le salut matériel.
Le nom choisi pour cette église témoigne de la protection demandée à Jésus, le Saint-Sauveur, par ces nouvelles populations.
Vient Jeanne, comtesse de Flandre (1214 – 1244).
Elle englobera la nouvelle paroisse dans l’enceinte de Lille, confirmant la vocation d’hospitalité du quartier en prenant sous sa protection et en étendant le modeste asile inauguré par un chanoine pour y recevoir les malades : l’hôpital Saint-Sauveur.

 

 

Visite guidée pour la journée du patrimoine… ou d’autres

les fonts baptismaux : La cuve est en marbre, le meuble comprend les statues de Saint Eubert, Saint Rémi et Sainte Clotilde, femme de Clovis.

la chaire de vérité : Jésus livre le globe terrestre (sous lequel Satan, le Schisme et l’Hérésie sont écrasés) à l’évangélisation de ses apôtres. De part et d’autre, Abraham et Moïse ainsi que les Evangélistes.
Au-dessus les prophètes entourant le Pape ; au sommet Jean-Baptiste, annonciateur du Christ.
ci-contre

les confessionnaux : Ils montrent un grand choix de scènes sculptées de l’Evangile : guérison du paralytique, retour de l’enfant prodigue et de nombreuses figures de Saints : Bernard, Dominique, Augustin, Jérôme, Vincent de Paul ainsi que bien d’autres.

le transept gauche

– les stalles

– statues de David jouant de la harpe, Samuel.
– l’autel dédié à Saint-Gérard

Le choeur

– l’autel des Saints-Anges : oevre initale de Verlinden en marbre blanc. Restauré, il est un des vestiges rescapés de l’incendie de 1896 ; les scènes représentent la promesse faite à Zacharie de la maternité d’Elisabeth, l’annonce faite à Marie et le songe inspirant à Joseph la fuite en Egypte.

– Tableau du peintre Hellemmois Daudenarde, peint en 1732. Anciennement exposée dans l’église Saint Maurice déposée en 1909 et restaurée en 2005, cette œuvre a été installée dans l’église Saint Sauveur en 2007. Daudenarde a également peint un tableau intitulé “la Cène” actuellement dans l’église Saint Maurice.

– l’autel dédié à Saint-Gérard

le transept droit

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La chapelle Notre-Dame de Tongre : Le pélerinage et la dévotion à Notre-Dame de Tongre, localité du Hainaut belge, débute dans la seconde moitié du XVIIème siècle,

vraisemblablement en conséquence de l’épidémie de peste de 1668. Tongre Notre-Dame, telle qu’appelée aujourd’hui, fut en 1081 le cadre d’une apparition de la Vierge marquant l’origine d’interventions miraculeuses aux époques d’épidémies.

 

 

 

 

 

Cinq tableaux du XVIIIème siècle ornant la paroi illustrent le miracle.

la chapelle du Saint-Sépulcre en vis-à-vis des fonts baptismaux

 

la tribune et l’orgue :

 

le buffet d’orgue (ci-contre), exécuté également par M. Pattein, est flanqué de deux tourelles de plus de 10 m de haut, supportant 2 angesainsi que le roi David et Sainte Cécile, patronne des musiciens.

 

 

l’ancien banc de communion : partiellement démonté, il a été intégré dans une cloison de séparation entre le narthex et le reste de l’église.

 

 

 

 

 

Saint Etienne

 

 Eglise St Etienne

Histoire

De 1825 à 1828, la chaire a été conçue par François Rude (1784-1855). Elle reprend les caractéristiques des chaires du 17e siècle, elle est composée d’un abat-voix orné de motifs imitant des draperies, surmonté d’un ange et d’angelots. Deux des Vertus théologales, la Foi et l’Espérance, soutiennent la cuve décorée d’un bas-relief représentant la scène de la Lapidation de saint Etienne.
Cette chaire est classée monument historique depuis 1971.

La Statue de Notre-Dame d’Annay.

Placée dans un édicule moderne, la Vierge en bois sculpté est représentée assise sur un trône, portant du bras gauche l’Enfant Jésus. Par certaines caractéristiques, telles que la position frontale, l’agencement des draperies, cette œuvre paraît dater du 13e siècle. En revanche la polychromie semblerait du 19e. Cette statue vénérée chez les cisterciennes d’Annay en Artois a été offerte à l’église en 1891 par une religieuse de cette abbaye.

La Vierge à l’Enfant de Fridiani, sculpture atée de 1835, est une belle reproduction d’une Vierge d’A Raggi, réalisée d’après les dessins du Bernin, et qui se trouve actuellement dans l’église Saint-Joseph des Carmes à Paris.

Le très beau maître autel date du 19e siècle. Sur le retable de marbre blanc se détachent deux médaillons ovales de bronze encadrés par un cadre d’albâtre. Ils sont l’œuvre d’Edgar Boutry. L’un représente le prêtre Lucien, apprenant en songe par Gamaliel le lieu où reposent les restes de saint Etienne et le second révèle le corps du Christ.

Derrière le maître autel du chœur. La lapidation de saint Etienne, peinture du célèbre artiste lillois, Victor Mottez (1809-1897), a été réalisée en 1837. Cet artiste a apporté un grand soin à cette œuvre conçue sous la direction de son maître J.D. Ingres.

C’est dans la chapelle du Sacré-Cœur que se trouve la plus ancienne porte de tabernacle, conservée à Lille, en argent repoussé et doré.

Réalisée vers 1660 par Simon Gérard, fameux orfèvre lillois (1617-1667), elle est une interprétation d’une gravure réalisée par Boetuis A. Bolswert d’après un tableau de Rubens, représentant la Cène, conservé au musée de la Breta à Milan.

Le Grand-Orgue  été réalisé par les facteurs d’orgue Cavaillé-Coll, Daublaine et Callinet. Le buffet et la tribune sont l’architecte Albert Contamine. Installé par Charles Benvignat (1806-1877), il fut inauguré le 29 octobre 1840.

 

Le couronnement du buffet est constitué d’une statue en chêne du roi David tenant une harpe et de deux anges. Actuellement l’orgue comprend 39 jeux.

Cet orgue a été réparé après le départ des allemands en 1918, puis restauré en 1995. Il est classé objet mobilier depuis le 18 juillet 1980.

La peinture murale représentant une architecture en trompe-œil, de stalars, dans le style piranesien, située dans le sanctuaire et dans les chapelles latérales, est une réalisation unique dans la décoration des églises du Nord/Pas-de-Calais

La statue de saint Jean, en chêne, proviendrait du grand calvaire de Lille, érigé derrière le collège des Jésuites dès 1635. Les éléments du calvaire ont été dispersé en 1861 lors de la démolition des remparts en 1861 lors de la démolition des remparts de la ville. Le Christ est depuis 1864 au cimetière du Sud, la Vierge en pierre a disparu et le saint Jean a été placé dans cette église vers 1870.

 

 

 

 

Eglise Saint Maurice

 

 

 

 

 Saint Maurice et ses compagnons

Martyrs († 286)

Le 22 septembre 286 vit un spectacle à la fois sublime et épouvantable : une légion romaine entière, général en tête, immolée par un barbare empereur pour n’avoir pas voulu renoncer à Jésus-Christ. Cette légion était la légion thébaine ; ce général, saint Maurice, et ce tyran, Maximien. La légion thébaine portait ce nom parce qu’elle avait été recrutée en Thébaïde. Elle fut du nombre de celles que l’empereur emmena combattre la Gaule en révolte. Après le passage des Alpes, un sacrifice solennel fut ordonné. La légion chrétienne, ne voulant pas y prendre part, et apprenant qu’elle allait être employée pour persécuter des frères chrétiens, se retira près du lieu appelé aujourd’hui Saint-Maurice-d’Agaune (Suisse). L’empereur les enjoignit de se réunir à l’armée pour la fête. Mais Maurice et ses compagnons, se rappelant qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, se virent dans la triste nécessité de désobéir.

Cette désobéissance, n’était pas, pour ces braves soldats, vainqueurs sur vingt champs de bataille, un acte de félonie, mais un acte d’héroïque loyauté. Aussitôt le prince barbare donna l’ordre de décimer la légion. À voir ce bataillon de six mille hommes rangés en ordre de combat, ayant à sa tête Maurice, à cheval, avec ses brillants officiers, Exupère, Maurice et Candide, il semble qu’on eût pu craindre une résistance par la force ; mais non, les disciples de Jésus-Christ ne cherchaient et n’attendaient qu’une victoire pacifique, la victoire sur le monde, et la conquête du ciel par le martyre. Les noms des soldats sont jetés dans les casques des centurions ; six cents sur six mille vont périr; les victimes désignées embrassent leurs camarades, qui les encouragent ; bientôt le sacrifice est consommé, et la plaine ruisselle du sang des martyrs.

Les survivants persistent à se déclarer chrétiens, et la boucherie recommence ; six cents nouveaux élus rougissent de leur sang les rives du Rhône. Les autres sauront mourir jusqu’au dernier ; mais ils envoient au tyran un message avec une lettre admirable : « Empereur, nous sommes vos soldats ; nous sommes prêts à combattre les ennemis de l’empire ; mais nous sommes aussi chrétiens, et nous devons fidélité au vrai Dieu. Nous ne sommes pas des révoltés, nous aimons mieux être des victimes que des bourreaux : mieux vaut pour nous mourir innocents que de vivre coupables. » Maximien, désespérant d’ébranler leur constance, les fit massacrer tous en masse.

Une basilique fut élevée par saint Théodore dès le IVe siècle, puis une abbaye y fut créée. Le culte de saint Maurice se répandit en Suisse, en Savoie et dans les régions voisines. Dès l’origine de leur dynastie, les comtes et les ducs de Savoie le déclarèrent protecteur de leurs États. À la fin du IVe siècle, les reliques furent déplacées à Angers, il devint ainsi titulaire de la cathédrale et patron du diocèse.

 

 

Parvis Saint Maurice

Cette église, située à deux pas de la gare Lille Flandres, a été érigée de la fin du 14ème siècle à la fin du 19ème siècle sous la forme d’une église-halle dont les vaisseaux sont de même hauteur et de même largeur. Cette église au sobre décor architecturé flamboyant doit son apparente homogénéité à Philippe Cannissié (1799-1877), architecte de la ville de 1849 à 1867, qui dirigea la restauration du bâtiment.

Historique de la constitution du mobilier

L’érection de l’église Saint-Maurice se déploie sur plus de quatre siècles (de la fin du 14ème siècle jusqu’à la fin du 19e siècle). Cette église-halle au sobre décor architecturé flamboyant doit son apparente homogénéité à Philippe Cannissié (1799-1877), architecte de la ville (1849-1867) qui dirigea la restauration du bâtiment au 19ème siècle. La façade ouest est animée par de nombreuses statues (1874-1875) dues à Henri Biebuyck (1835-1907), Félix Huidiez (1841-après 1906) et Jules Victor Heyde, sculpteurs lillois. L’intérieur abrite aujourd’hui un mobilier encore très riche.

Après avoir été dépouillée à la Révolution, l’église retrouva une partie de son mobilier au début du 19e siècle et accueillit également de nombreux tableaux provenant des couvents disparus de la ville. Bon nombre sont l’œuvre de Jacques Van Oost dit le Jeune (1639-1713), peintre né à Bruges et établi à Lille de 1668 à 1708 (La Fuite en Egypte (1697), L’Adoration des Bergers (entre 1697 et 1699), Le Mariage de la Vierge (1699), La Présentation au Temple (1700)). Quatre tableaux représentant des scènes de la Passion (1767-1768) sont dus au peintre lillois Louis Watteau dit de Lille (1731-1798).

Lors de la restauration dirigée par Cannissié, l’église fut pourvue d’un intéressant mobilier néo-gothique de Charles Buisine-Rigot (1820-1893), le plus important menuisier sculpteur lillois de l’époque. Elle fut aussi dotée d’une remarquable parure de vitraux exécutée entre 1859 et 1861 par Charles Gaudelet (1817-1880), célèbre peintre verrier lillois, d’après les cartons du peintre lillois Victor Mottez (1809-1897), élève d’Ingres.

Trois bombardements, en 1914, 1916 et 1942, ont nécessité le renouvellement de plusieurs verrières qui ont été exécutées par Pierre Turpin, peintre verrier lillois, d’après les cartons de Louis Morin et de Mme Capronnier Turpin. Enfin, dans les années 1940-1950, le doyen A. Vandenabeele renouvela une partie du mobilier néo-gothique (chaire, retable de la Vierge, statues de saints).

Œuvres majeures

Ostensoir dit de Saint-Maurice

Cette œuvre a été exécutée par l’orfèvre lillois Louis Desbouvry (1785-1858) et acquise par la paroisse en 1848. De grandes dimensions, elle est remarquable par ses formes architecturées et son style néo-gothique précoce. Elle est sommée par une figurine équestre de saint Maurice. C’est sans doute la plus belle pièce d’orfèvrerie conservée à Saint-Maurice. Elle a d’ailleurs été classée au titre des objets mobiliers en octobre 2002.

 

 

 

 

Vitraux de Charles Gaudelet

Cet ensemble monumental homogène, de style néo-gothique flamboyant, est aujourd’hui constitué de onze verrières réparties dans la nef et le chœur. Ces vitraux ont été réalisés entre 1858 et 1860 par Charles Gaudelet (1817-1880), peintre-verrier lillois, d’après les cartons de Victor Mottez (1809-1897), peintre lillois (baies 0 à 6 et 9-10) et de Jules Capronnier, peintre-verrier bruxellois actif entre 1860 et 1886 (baies 7-8). Les cartons de Mottez, terminés en avril 1859, sont partiellement conservés au palais des Beaux-Arts de Lille (baies 0 à 2).

 

 

 

 

Transverbération de sainte Thérèse

Ce tableau a été peint peu avant 1679 par Jacques Van Oost dit le Jeune (1639-1713), pour la chapelle des Carmes déchaussés de Lille. Située dans le courant de la Contre-Réforme catholique, cette œuvre montre l’extase de sainte Thérèse d’Avila au moment où l’ange envoyé par Dieu s’apprête à lui transpercer le cœur.


 

 

 

 

Monument au duc de Berry

Ce monument de facture néo-classique, qui abrite les viscères de Charles Ferdinand de Bourbon, assassiné en 1820, a été dessiné par Victor Leplus (1798-1851) et exécuté par Edme Etienne Gois (1765-1836), sculpteur parisien. Les statues allégoriques en marbre blanc représentent à gauche la ville de Lille et à droite la Religion.